Ce qu’est le fine-tuning
Un modèle de langage est d’abord entraîné sur d’immenses volumes de textes généraux. Le fine-tuning, ou ajustement fin, consiste à poursuivre cet entraînement sur un ensemble d’exemples choisis : des centaines ou des milliers de paires « entrée, réponse attendue ». Le modèle s’adapte alors à une tâche précise, un vocabulaire métier ou un style de réponse.
Fine-tuning, RAG ou prompt : trois outils différents
- Le prompt dit au modèle ce qu’il doit faire, à chaque demande.
- Le RAG lui fournit les bons documents au moment de la question.
- Le fine-tuning modifie le modèle lui-même, de façon durable.
Une erreur fréquente est de vouloir fine-tuner un modèle pour qu’il « connaisse » ses clients ou ses procédures. Les informations changent tout le temps : il faudrait réentraîner sans cesse. Le RAG répond mieux à ce besoin, car il suffit de mettre la base à jour.
Quand c’est utile
- Classer des documents selon une nomenclature interne, avec beaucoup de volume.
- Produire systématiquement un format très précis, comme une structure de rapport.
- Rendre un petit modèle, plus rapide et moins coûteux, aussi bon qu’un grand sur une tâche étroite.
Ce dernier point intéresse l’IA locale : un petit modèle à poids ouverts, ajusté sur une tâche, peut tourner sur une machine modeste.
Les points d’attention
Le fine-tuning demande des exemples propres et représentatifs : des données d’entraînement erronées produisent un modèle qui se trompe avec constance. Il faut aussi des tests pour vérifier que le modèle ajusté fait mieux qu’une bonne consigne, et le refaire quand on change de modèle de base. Dans la plupart des projets de PME, on commence par le prompt et le RAG ; le fine-tuning vient ensuite, s’il apporte un gain mesuré.